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Nos collaborateurs s'engagent : 4ème interview des Coups de Pouce 2018

| 15.05.2019 | Crédit Agricole Corporate & Investment Bank

Depuis le début de l’année, vous avez pu découvrir les projets associatifs de lauréats Coups de Pouce 2018 de Crédit Agricole CIB. Ce mois-ci, après Drew NG (collaborateur de Singapour), Martine Guillois (France), et Claudia Daly (Royaume-Uni), nous vous présentons le projet porté par David Rocher, pour son association Go To Togo, basée à Paris.

 

Quelle est la mission de l’association que vous avez représentée pour les Coups de pouce 2018 ?

Go To Togo est une association de solidarité internationale de l’Université Paris-Dauphine, créée en 2001, qui œuvre pour l'éducation dans les zones rurales du Togo. L’association travaille depuis 16 ans avec un partenaire local, la Mission des Jeunes, en finançant la construction de divers projets, à savoir : des collèges reconnus par l’État togolais, une bibliothèque, un puit mais également des latrines dans les zones rurales. Récemment, l’association a lancé un projet d’électrisation d’un village. Aussi, chaque été et pendant 3 semaines, des membres de l’association se rendent à leurs frais sur les chantiers passés et en cours afin de s’assurer personnellement de l’entretien ou de l’avancée des travaux. Les membres partent tous avec une valise supplémentaire pleine de vêtements, fournitures et manuels scolaires. Ces visites sont également l’occasion de donner des cours de soutien scolaire.

L’association est aussi attachée à promouvoir les différentes cultures africaines auprès des étudiants de Dauphine, à travers les Journées Africaines, des projections de films africains ou encore des conférences.  


Quelle est votre implication dans l’association ?

Avant de rejoindre Crédit Agricole CIB, j’ai passé quelques années au sein des forces armées et plus particulièrement dans les Parachutistes. J’ai pu constater directement les difficultés d’accès à l’éducation dans certains pays d’Afrique, mais c’est en Afghanistan que j’ai été le plus frappé.

Dans ce contexte de conflit, certains enfants souhaitent suivre le chemin de la guerre, « pour l’argent ! » disent-ils. Rapidement, je me suis aperçu que selon ces enfants non scolarisés, il n’existe que deux options : travailler dans les champs et rester pauvre, ou partir au combat. Ils n’avaient aucune idée de ce qui se passe ailleurs, des métiers qui existent, ou tout simplement de ce qu’ils pouvaient faire d’autre de leur vie. C’est à ce moment qui j’ai pris conscience de l’importance de l’éducation.

En reprenant des études à Paris-Dauphine, j’ai entendu parler de l’association Go To Togo et il m’est apparu comme une évidence qu’il fallait que je m’y investisse.

Au sein du pôle financement de l’association, je participe à des concours, je démarche des entreprises pour obtenir des subventions, je fais des emballages cadeaux pendant les fêtes, etc. J’ai également organisé une conférence sur le Private Equity en Afrique, où l’association avait préparé un buffet en misant sur des dons de participants à l’issue de la conférence.

 

Quelle est la portée du projet présenté ?

Toute l’association Go To Togo tient à remercier une nouvelle fois Crédit Agricole CIB pour son don généreux. Il a permis de démarrer la construction d’un collège à Attitowoui en finançant en partie l’étape de soubassement.

Le petit village d’Attitowoui compte un millier d’habitants et est situé en zone rurale, à 60 km de la capitale du pays. Son activité principale est l’agriculture, comme la plupart des villages togolais, et il ne dispose d’aucune source d’eau potable ni d’électricité. À cause de sa localisation en zone marginalisée, le taux d’éducation et de scolarisation après l’école primaire est faible, d’autant plus que les enfants doivent participer aux travaux des champs. En effet, les infrastructures nécessaires à la poursuite des études au collège sont souvent inexistantes dans ces villages reculés.

Dans le village d’Attitowoui, un collège de paille a été édifié par la communauté villageoise active pour permettre aux enfants de continuer à aller à l’école après le cycle primaire. Cependant, ce collège n’étant pas reconnu par l’État Togolais, celui-ci n’y envoie ni matériel, ni professeurs. Une centaine d’élèves y sont scolarisés et cinq professeurs, payés par les villageois, y travaillent.

 

Qu’est-ce que votre participation aux Coups de Pouce vous a apporté ?

Participer aux Coups de Pouce nous a permis de nous enrichir sur la manière de présenter aussi bien l’association et ses projets achevés que ses ambitions. L’ensemble du process et notamment la présentation devant le jury est une expérience forte, qui s’est avérée rassurante sur le combat que nous menons. De plus, les questions qui m’ont été posées sur notre projet de construction de ce huitième collège au Togo nous ont également permis de vérifier que nous n’avions rien oublié.

Faire partie des lauréats a également augmenté la visibilité de l’association. J’ai également été amené à en discuter avec des membres de mon équipe chez CACIB qui ignoraient mon implication associative avant la publication des résultats. Cette expérience a permis d’échanger avec des collaborateurs impliqués dans d’autres associations sur nos différentes manières de procéder pour récolter des fonds pour nos projets respectifs.

Enfin, être lauréat des Coups de pouce 2018 vient ajouter une crédibilité supplémentaire à notre cause et à nos projets.